La Main de Leïla

De et avec Aïda Asgharzadeh et Kamel Isker.

Spectacle Programmé dans le cadre du Festival Grand Ouvert 2013 .

 L’histoire

Octobre 1988. Un village tout près d’Alger.

C’est l’histoire d’un homme et d’une femme. Celle de Samir et Leïla qui se retrouvent toutes les nuits sur une terrasse pour partager leurs rêves, leurs doutes et leurs désirs.

C’est l’histoire d’une jeunesse frustrée, d’une société en attente, d’un peuple en colère.

C’est une histoire d’amour qui aimerait voir le jour à l’image d’une Algérie qui s’éveille.

 

Note du metteur en scène : 

L’amour impossible est une thématique récurrente du répertoire théâtral mondial. C’est sans doute parce qu’elles nous touchent au plus intime et qu’elles dépassent toutes les cultures et toutes les époques. Nous avons choisi d’inscrire « La Main de Leïla » dans ce registre.

L’Algérie, c’est aussi un contexte qui est à la source du projet. Kamel et Aïda, les acteurs et auteurs de cette pièce, désiraient parler de leur origine, de ce qu’ils ont quitté, de ceux qu’ils ont laissés, de l’amour qu’ils ont de ce pays…

Quand alors ils m’ont parlé de cette envie commune, c’est avec une évidence que j’ai souhaité les accompagner en mettant en scène le spectacle.

Bien peu de choses : quelques draps, quelques cagettes en bois, un ballon de foot en plastique, des oranges, de la poussière. Voilà une terrasse d’un petit bled tout près d’Alger. Le décor d’un Samir et d’une Leïla qui s’aiment la nuit puisque le jour c’est interdit. Et puis tous les autres personnages du village aussi : le frère de Leïla, son père, sa mère ; la grand-mère de Samir, le vendeur de tapis, etc…

Kamel et Aïda interprètent tous les personnages. C’est un spectacle intimiste, à la fois émouvant et léger que nous avons cherché à construire ensemble à l’image de ce qui touche profondément Kamel et Aïda. C’est en racontant cette histoire précise dans un contexte culturel et politique très précis (les émeutes d’octobre 1988 / la chute du FLN), que nous pensons pouvoir évoquer toutes les autres histoires d’amour impossible dans tous les autres contextes politiques et culturels.

Un spectacle sur l’origine de Kamel et Aïda qui m’a renvoyé à ma propre origine.

Un spectacle qui fait résonner l’origine de chacun d’entre nous avec force et douceur, avec violence et amour…

Grégory Benoit